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MARTINE VAUGEL
Invitée d'honneur 
BRISSAC QUINCE
27 mai 2012


Martine Vaugel est née aux Etats-Unis dotée d'un don, d'une passion qui vont façonner son  existence
 et faire de cette femme hors du commun, un personnage de la race des conquérants, des héros.  
 
Dès l’âge de 13 ans elle commence à pétrir et modeler la terre. Ce don se mue en passion et elle
devient, très jeune, maîtresse de son destin, suivant seule sa route. 

Si l'humain est capable de perte, de sacrifice qui peuvent se transformer en énergie, en existence,
Martine Vaugel en est la preuve. N'est-ce pas par la différenciation et la confrontation avec lui-même
que l'Homme accède  au chemin de sa propre connaissance ? 
Cette certitude d'être née pour sculpter, cette volonté d'assumer ses convictions guideront ses pas. 
Travailleuse acharnée, ouvrière d'une sculpture intérieure, elle donnera naissance; non pas à des enfants, la sculpture la mobilisant tout entière,  mais à une oeuvre puissante, pour s'imposer dans un univers masculin.

 Martine Vaugel est  autodidacte, son instinct est sa muse, elle se nourrit de ses prédécesseurs.
 Ses maîtres spirituels  sont Michel Ange, Bernin, Rodin, Camille Claudel, Carpeaux ou encore Gustav  Viegland mais ne  reçoit-on pas l'enseignement des vérités que l'on porte déjà en soi ? Excepté les bustes de  personnages illustres ou les commandes monumentales, toutes les oeuvres de Martine Vaugel  sont des expressions de chaque étape de sa vie, elle fixe ainsi dans des corps féminins le reflet des bouleversements de son âme.

Chaque sculpture est une manifestation lumineuse et charnelle de  son intériorité.
Martine Vaugel est force et fragilité. De son corps, foyer d'énergie, provient un souffle "animé" et spirituel" qu'elle expulse d'un seul jet, dans la matière qui prend toute sa  signification au moment même
 de l'acte créateur. Il s'en dégage une profonde charge émotionnelle  et sensuelle.  
 
Si son oeuvre est figurative, elle n'est en aucun cas purement réaliste ou narrative : elle est âme, esprit,
ressenti, et donne à voir cette part enfouie, vibrante, instinctive de la femme porteuse d'un savoir
immémorial; elle détient la connaissance de l'humanité.

Rose Lecompte 
Historienne d'art